De l'amour, du vrai pas n'importe lequel Je t'ai offert.
De la sincérité du c½ur, jamais de mensonge
Comme tel, j'ai vécu avec toi.
De mes sentiments, les plus nobles, les meilleurs
Pour toi seule, je les ai éprouvés.
De mon temps, pour mon avenir, pour ma vie
Je t'ai donné la meilleure partie.
De mon c½ur, avec toutes ses richesses
Sans arrière-pensées je t'ai fait cadeau.
De la noblesse de caractère, sans tricherie
J'ai témoigné envers ta personne.
Au beau milieu de l'histoire, la raison
Soudainement me revint.
J'ai appris avec amertume que toute cette belle
Histoire n'était que mensonge et chimère.
Tu ne m'as pas poignardé dans le c½ur,
Tu as mis mon âme en mille morceaux.
Tu ne m'as pas seulement brisé,
Tu as emporté avec toi ce qu'il y avait en moi d'humain
Alors comme toujours, les saisons se succédèrent aux saisons,
L'été vint après le printemps et l'hiver se pointa après l'automne.
Le c½ur toujours meurtri, la mélancolie en bandoulière.
Mon esprit devint au beau milieu de la scène théâtrale du monde
Machiavélique, sournois, subtil, perspicace en tromperie.
Et comme un esprit sorti de l'ombre pour apporter l'obscurité
Dans le c½ur de ces dames aux sentiments superficiels.
Je suis devenu le malheur sans aucun regret, sans aucune pitié, sans état d'âme.
Et tout en moi criait vengeance! Tout en moi criait représailles!
J'étais comme au c½ur d'une guerre sans merci.
Tout ce qui était le sens même de ma vie,
Devint ce que je répugnais le plus au monde.
On se trahit au nom de l'amour,
On se trompe au nom de l'amour,
On se leurre au nom de l'amour,
On se ment au nom de l'amour.
Et au nom de l'amour, il parait que je suis devenu un briseur de c½ur.
Pas n'importe quel c½ur, le c½ur de ces dames aux faux-sentiments.
Je les enivre, je leur fait croire que le ciel et la terre m'appartiennent,
Elles me montrent avec stupidité que sans argent, on est rien.
J'avais le pognon, j'avais le fric comme elles disent, j'avais les filles.
Et comme quand le diable descend déchu du ciel, tu revins ce jour là
Frapper à ma porte pour me dire que t'étais désolée...
Désolée de tout, de la tournure qu'avait pris notre histoire,
De tout ce que tu m'avais fait endurer...
Je tenais alors entre mes mains, la personne que j'avais juré de briser,
Elle était là devant moi, sans défense, frêle et fragile à la fois.
Abdou qui avec son concours à elle avait fait caboté notre histoire,
L'avait brisé en mille morceaux à son tour, il l'avait trahie, il l'avait humiliée.
Elle était devenue comme une feuille frêle malmenée par le vent
Dans sa furie et emportée par l'orage, elle était perdue
Au beau milieu de nulle part...
Le gout de la vengeance en moi disparut, mon amertume avec,
Sa tristesse était mienne, son malheur aussi l'était,
Je ne pouvais pourtant pas pleurer, et ce n'est point par orgueil
Que je n'y arrivais pas, c'était pour être fort à ses yeux
Et l'aider à traverser cette zone sombre que j'ai eu à emprunter
Dans mon passé ténébreux, j'avais décidé de pardonner.
J'avais décidé d'oublier, à la vengeance j'avais renoncé.
Cette histoire m'apprit que tout ce en quoi on tenait était sacré.
Cette histoire m'apprit aussi que tout dans la vie était fragile.
J'appris aussi que toutes les erreurs commises délibérément
Reviendraient un jour pour réclamer leur dû.
Cependant, je ne pouvais plus donner mon c½ur en guise de cadeau.
Il était encore fragile et je devais à tout prix le protéger des intempéries de l'amour,
C'était un devoir pour moi, c'était nécessaire, c'était ce qu'il fallait faire.
Je suis devenu trop raisonnable et trop réaliste pour offrir mon c½ur
Sur un plat doré à la première fille qui se présente.
Mais dans mon c½ur, toute haine, toute rancune
Envers quelque personne que ce soit étaient réduite au néant.
Il fallait que je traverse cette zone obscure des c½urs brisés pour me rendre
Compte des choses et des êtres qui comptaient sincèrement dans la vie.
Certes, on a toujours cette capacité de se surpasser,
D'avoir un esprit de dépassement, mais on oublie jamais une femme
Qu'on a sincèrement aimé et qu'on a chéri avec toute la tendresse du monde,
Mais on doit quand même poursuivre notre chemin, se hasarder dans d'autres contrées
Pour cueillir les fruits murs de la vie et apprendre de nos erreurs,
De nos échecs, de notre tristesse, de notre bonheur,
De notre malheur, mais aussi pour grandir.
Aujourd'hui, je suis partisan de toute sorte d'abnégation pour le bonheur
Et le confort de ceux qui ont besoin d'aide dans cette humanité en déperdition.
Mais au fil des âges, on se rend compte que le dévouement dans sa tâche et l'accomplissement
Du devoir avaient des vertus supérieures à tout autre sentiment valeureux des hommes.
Il ya tellement de choses qui comptent dans la vie pour qu'on gaspille notre temps à des futilités
Qui reviennent sans cesse dans un monde d'antivaleurs où tout lendemain est incertain.
Laissons alors sincèrement, en toute franchise, de façon désintéressée notre empreinte sur les c½urs des personnes de hautes vertus, les autres reconnaitront sans aucune retenue, en toute honnêteté la grandeur des hommes qu'ils ont tant combattu et que nous sommes.
La grandeur de notre nom est un cadeau offert par le ciel;
Et ce cadeau n'est pas gratuit car
Il s'entretient avec le courage dans l'adversité,
Le dévouement au devoir la franchise dans nos relations avec les autres.
... C'était l'histoire d'une âme solitaire peut - être la vôtre, peut – être la mienne même ou celle de Bachir Touré ou de Mouhamed El Bachir Mendy ou encore celle de Cheikhou Gueye
Par Moussa Oumar Fall








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